La finance verte vue de l’intérieur
Ou l’apprentissage de la mélancolie
Bonjour les ami.e.s,
Le texte qui suit est un peu particulier. C’est le témoignage d’une personne – appelons-la Inès – qui travaille dans le secteur de la finance dite « verte ». Inès a accepté de me raconter son quotidien, autour d’un café, un samedi matin. Ce qui suit est la retranscription de notre conversation.
Le récit d’Inès nous plonge dans le quotidien d’un gestionnaire d’actifs. Comment ça marche ? Combien y gagne-t-on ? La recherche de la durabilité est-elle sincère ? Ce monde est connu à travers quelques grands noms – BlackRock, Amundi, etc. –, mais on sous-estime généralement son rôle dans les tournants récents de la finance (c’était le sujet d’une précédente newsletter). L’échange qui suit raconte aussi la désillusion générale quant à la capacité du capitalisme à résoudre les crises qu’il génère.
Pour préserver l’anonymat, les exemples d’entreprises donnés ci-dessous sont fictifs mais équivalents aux cas réels ◇
Tu travailles pour une société de gestion d’actifs. Concrètement, ça sert à quoi ?
Quand tu déposes de l’argent – via un livret, une assurance-vie, etc. – auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un fonds de pension, il arrive très fréquemment que ces « collecteurs d’épargne » confient le soin de le faire fructifier à des gestionnaires d’actifs. Ceux-ci sont plus ou moins spécialisés. La boîte pour laquelle je travaille s’est taillée une réputation dans l’investissement responsable et dans ce qu’on appelle encore la « finance verte », même si je trouve ce terme un peu désuet : rien n’est vraiment « vert ».
Avant que l’on parle de la place de la finance verte dans le capitalisme contemporain, il faut qu’on entre un peu dans la mécanique de ces gestionnaires. On distingue traditionnellement deux grandes branches d’activité, le « listé » et le « réel ». Est-ce que tu peux préciser cette classification ?
Oui. Les gestionnaires peuvent créer des fonds « listés », constitués d’actions ou d’obligations d’entreprises cotées en Bourse. C’est souvent l’essentiel du business. L’activité dite « réelle » concerne les actifs non cotés : des entreprises qui cherchent à lever des fonds propres ou de la dette pour se développer. Ce peut être un grand groupe, une PME, une coopérative, etc. Le boulot du « réel » est très différent du « listé », notamment parce que les entreprises qui ne sont pas en Bourse n’ont pas les mêmes obligations de reporting. On dispose donc de beaucoup moins d’informations publiques et il y a un énorme travail de recherche et d’analyse en amont de l’investissement – la « due diligence ».
Que se passe-t-il quand le gestionnaire décide de créer un nouveau fonds ?
La demande peut venir de clients ou d’une réflexion interne : qu’est-ce qui est susceptible de plaire ? On peut se dire, par exemple, qu’il manque un fonds avec une dimension « women empowerment » fondée sur des critères comme le nombre de femmes au conseil d’administration, dans les postes décisionnaires, etc. En parallèle, les équipes commerciales s’assurent que ce nouveau produit pourra être « distribué », qu’il y a un appétit de ceux qui nous confient leurs capitaux. Tout cela est bien sûr très encadré par les réglementations.
Plus le gestionnaire d’actifs est grand, plus les fonds doivent être conséquents afin de couvrir les frais de structure. Il faut donc que l’« univers d’investissement », le périmètre dessiné par les critères choisis, soit suffisamment large pour pouvoir absorber des montants importants et répartir le risque. Ce n’est pas toujours simple. On peut vouloir lancer un fonds consacré à la gestion durable de l’eau mais ne pas trouver assez d’entreprises cotées dans ce secteur. Est-ce qu’on a envie de mettre dans le lot un géant de la tech américaine au prétexte qu’il fait des réseaux de canalisations « intelligents » mus par l’IA ? Pas sûr…
Et dans le « réel », dans les boîtes qui ne sont pas en Bourse, comment se déroule la constitution d’un fonds ?
C’est à peu près le même processus, mais les contraintes sont très différentes. Dans le secteur de la transition énergétique, on investit souvent sous forme de dette. Cela permet de se rémunérer tout de suite ; on agit comme une banque qui accorde un crédit immobilier et récupère des traites. L’autre mode de financement, ce sont les fonds propres (equity). On prend des parts dans des boîtes – qui produisent des drones pour inspecter les décharges, des filtres pour les eaux usées, etc. Comme dans le « listé », l’univers d’investissement est défini en amont. Il existe des fonds assez généraux - sur le climat, l’océan ou la biodiversité – ou plus spécifiques – sur l’agriculture régénératrice ou la méthanisation.
Restons sur le financement d’entreprises non cotées en Bourse. Une fois que tu as pris des parts dans ces boîtes, comment fais-tu fructifier le fonds qui les rassemble ?
Cela dépend de la maturité de l’entreprise. Dans mon cas, je m’adresse principalement à des entreprises en phase de croissance (growth capital). Ces boîtes sont parfois déjà rentables et en capacité de verser des dividendes mais la stratégie est plutôt de revendre les parts qu’on y a prises au bout de plusieurs années, avec une jolie plus-value. On appelle cela des fonds tail-end parce que l’argent arrive à la toute fin. Les parts peuvent être cédées à un autre investisseur, qui prend la relève, ou bien à une plus grosse entreprise du secteur. Cela peut aussi déboucher sur une introduction en Bourse (IPO).
Dans la phase précédant le growth, il y a le développement initial et ce qu’on appelle le capital-risque (venture capital). Ces fonds sont plus risqués car les entreprises ne sont pas encore matures. La stratégie est alors d’investir de plus petites sommes, de plus petits tickets, dans une multitude d’entreprises. Tu cherches du volume, tu fais moins de travail de due diligence. En gros, tu arroses et tu vois ce qui pousse. Il suffira de quelques succès pour délivrer une rentabilité positive sur l’ensemble du fonds. Enfin, c’est la théorie. Dans du late venture, tu ressers un peu et, suivant la stratégie du fonds, tu peux être davantage présent, au contact des boîtes. Les aider, les orienter. On peut aussi investir en ultra-minoritaire et être très passif, beaucoup moins interventionniste.
C’est quoi l’intérêt des investisseurs qui se tournent vers ces fonds dits « verts », qu’ils soient « listés » ou « réels » ?
En partie le greenwashing, mais pas que. Le secteur peut aussi « performer » plutôt bien si on regarde le ratio risques sur retours financiers. Ce n’est pas ce que tu obtiens dans le pétrole mais les taux de rentabilité peuvent être corrects. On trouve aussi des gens vraiment convaincus. Mais dès qu’il s’agit de lever beaucoup d’argent, c’est plus compliqué. Les investisseurs sont davantage frileux.
Comment le gestionnaire se rémunère-t-il ?
De deux manières. Les détenteurs des capitaux paient des frais de gestion – qu’on touche quoi qu’il arrive. Cela s’applique sur le capital investi et diminue dans le temps à mesure que le fonds « sort » les positions, que les dettes sont repayées ou les participations vendues. Puis il y a des commissions de performance indexées sur la rentabilité. On a aussi très souvent des commissions qui dépendent de critères ESG [pour environnement, social et gouvernance, NDLR] ou d’impact – on touchera la commission si l’empreinte carbone du fonds a baissé de X % au bout de quelques années. Cette évaluation plus éthique est même devenue standard dans l’industrie. Compliqué d’aller proposer tes services à la MAIF si tu n’évalues ta performance que sur l’argent que ça rapporte…
Beaucoup de critiques de ce monde de la gestion d’actifs soulignent que c’est une économie de rente. Ce n’est pas le gestionnaire qui supporte les pertes si le fonds se casse la gueule. Tu en penses quoi ?
Que ce n’est pas si simple. Si la performance est mauvaise et les investisseurs mécontents, ils exigent parfois de revoir les frais à la baisse. Par ailleurs, il faut constamment lancer de nouveaux fonds car les frais de gestion diminuent dans le temps. Et pour lever de l’argent rapidement, il faut pouvoir démontrer un « track », une bonne performance passée. Donc on court toujours après les investisseurs. Surtout quand les gestionnaires sont gros et qu’il faut payer les équipes d’investissement, les commerciaux, le département de la conformité, des communicants, l’équipe légale, les personnes chargées de l’évaluation des risques, etc. Pour être sûr qu’on n’investit pas dans des merdes, on a beaucoup de travail de due diligence, on envoie des gens chargés de l’ESG sur place. Quand la performance des fonds est là ou qu’il y a une forte demande, on recrute, mais quand ça se contracte…
Le nerf de la guerre est d’attirer des capitaux et de trouver des boîtes dans lesquelles investir. C’est un double goulot d’étranglement. En ce moment, vu la volatilité politique, les gros investisseurs sont attentistes – ils sont bien obligés de faire circuler les capitaux, mais ils temporisent. Une fois que tu as levé des fonds, il faut les placer ! Là aussi, ce n’est pas simple si le mandat du fonds est très contraignant. Admettons que tu cherches des entreprises qui font déjà vingt millions de chiffre d’affaires et qui sont proches de la rentabilité. Cela peut être compliqué à trouver. Et dans le secteur du « réel », pour un investissement réalisé, il aura peut-être fallu analyser cinquante dossiers.
Quand est-ce qu’un investissement est considéré comme « durable » ?
Il n’y a pas une définition unique. Il y a de grands principes généraux, comme ceux de l’International Finance Corporation (IFC), et ensuite des déclinaisons selon les acteurs ou les secteurs. Par exemple, si tu investis dans des « pays émergents » où la législation est souvent moins exigeante, le travail de due diligence sera plus important. Tu ne peux pas te contenter de dire : « C’est bon, ils ont été contrôlés sur place par telle agence du gouvernement ».
La première étape est généralement le passage en revue des « exclusions », c’est-à-dire qu’on écarte d’emblée, par exemple, le secteur du charbon ou du gaz. Puis il y a une vérification de « red flags ». Dans des projets « carbone » de type afforestation ou préservation de la forêt, on vérifie qu’on n’empiète pas sur des territoires indigènes ou des cultures vivrières. Dans l’agriculture, la présence d’huile de palme suffit généralement à tuer le projet. Certains investisseurs peuvent également avoir des standards, un cahier des charges ESG. Tu te retrouves avec ces cadres à respecter et tu creuses en envoyant des gens sur place ou en faisant appel à des consultants. Ils vont regarder comment la boîte traite son staff, quelle est sa politique de rémunération, son système d’épuration des eaux usées, etc.
On part du principe que tout ne peut pas être parfait dès le départ – on ne peut pas demander à quelqu’un qui fabrique des briques bas carbone à partir de déchets miniers au Pérou d’être en avance sur nos standards européens. On met donc en place un plan d’amélioration qui peut être très détaillé : « On veut que dans votre politique RH il y ait un congé maternité, que votre système d’épuration des eaux soit doublé, que vous remplaciez vos frigos au fréon ». Quand tu signes l’accord de prêt ou d’investissement, c’est attaché au contrat. C’est plus facile à faire respecter quand c’est de la dette et que tu verses l’argent en plusieurs fois parce que tu peux menacer d’interrompre les versements. Quand tu prends des parts, tu peux faire en sorte que le management ait des bonus liés à des progrès sur l’action plan.
D’accord, donc c’est quand même sérieux comme vérifications et accompagnements.
Cela dépend, mais oui, j’ai vu des suivis très sérieux. Parfois, il faut trouver des compromis. Difficile, par exemple, d’imposer des règles de sécurité « fortes », comme le port de casques de chantier, dans une usine à l’autre bout du monde si personne ne le fait localement. On sait que ce sera respecté seulement pendant la visite… Et il peut y avoir des tensions avec la dimension financière. On peut imposer un standard comme l’agriculture biologique ou le commerce équitable auprès d’une entreprise, mais si celle-ci ne peut pas obtenir un prix plus élevé alors que les coûts induits augmentent, on se retrouve tiraillés. Que répondre à un patron qui vous dit : « On va arrêter le label trucmuche parce que ça nous coûte cher et que les consommateurs américains s’en cognent » ? On a un devoir de rentabilité vis-à-vis de nos LPs [limited partners, NDLR] et on ne veut pas que la boîte coule. En même temps, le label est dans le cahier des charges. A chaque fois, tu essaies de trouver des solutions.
L’aspect moins glamour, c’est que tu peux te retrouver à envoyer des mails absurdes. Pour appâter des investisseurs, nos commerciaux promettent parfois des tas de critères. Derrière, ceux qui font le produit leur disent : « Mais pourquoi vous avez promis ça ? C’est impossible ! » Et voilà un gars en Tanzanie qui doit passer dix heures tous les trimestres à remplir un formulaire dans lequel la plupart des questions sont « non applicables » parce que ça ne correspond pas à son business.
Greenfin, Investissement Socialement Responsable (ISR)… Quel est le rôle des labels ?
L’objectif est louable. On cherche à gagner du temps, à donner de la lisibilité. Mais il faut avoir la curiosité d’aller regarder le cahier des charges pour voir à quoi ça correspond vraiment.
Et qui sont les investisseurs qui se tournent vers les fonds dont tu t’occupes ?
Côté public, il y a des institutions comme la Caisse des dépôts, l’Ademe, la Banque publique d’investissement ou le Fonds européen d’investissement. Ces financements ont souvent vocation à débloquer de l’investissement privé à travers un effet catalyseur. C’est ce qu’on appelle la blended finance. Tu retrouves cette illusion que le privé va faire mieux que le public – on en revient vite quand on a travaillé dans les deux sphères… Pour les fonds investissant dans les « pays émergents », ce sont surtout les banques de développement publiques, qui hélas subissent de fortes coupes budgétaires. Côté investisseurs privés, on trouve principalement des assureurs ou fonds de retraite qui ont des poches dédiées à l’impact et au durable. Il s’agit de très petites enveloppes au regard des actifs totaux gérés par ces acteurs. Pour eux, ce sont des trucs un peu nice to have.
Quelle est ta journée type ?
C’est très variable. Le métier est partagé entre la recherche de nouvelles opportunités – des boîtes dans lesquelles investir – et la gestion des investissements existants. Si on a des sièges dans les conseils d’administration des boîtes du fonds, la préparation des réunions prend beaucoup de temps… Les politiques de droits de douane de Trump, par exemple, ont généré des crises de façon quasi hebdomadaire. Le travail de recherche, de « sourcing », est aussi intense et suppose de travailler très en amont sur un secteur, d’établir des contacts dans l’industrie. Il est parfois intéressant de « savoir ce qu’on veut » et d’identifier des entreprises cibles pour être prêt à investir lorsque l’opportunité se présentera.
Tu gagnes combien ?
Dans « l’impact », les salaires sont souvent plus faibles. Des juniors peuvent commencer autour de 50 000 à 60 000 euros l’année. Je suis à 100 000 euros, soit environ 50 % de moins que ce que je pourrais toucher dans l’investissement classique. Le salaire fixe est complété par un variable – avec souvent une part d’individuel et de collectif. Globalement, j’ai beau savoir que je suis sur la fourchette basse – et que je suis moins bien payée que mes collègues masculins – je n’ai jamais été à l’aise avec ces niveaux de salaire. Je gagne bien plus que des gens qui ont une bien plus grande utilité pour la société.
Et pourquoi tu réfléchis à arrêter ?
On est en train d’en revenir, mais je n’en peux plus des discours enflammés sur la finance verte. Franchement, je ne sais pas qui sont les plus dangereux : ceux qui y croient vraiment ou ceux qui font cela cyniquement pour gagner de l’argent. J’ai commencé à travailler dans ce secteur il y a dix ans. Je n’avais pas particulièrement d’illusions mais c’était stimulant. Aujourd’hui, je trouve dangereux de faire penser aux gens que le capitalisme vert va sauver le monde ou que l’IA nous aidera à contrer le réchauffement climatique...
En restant dans ce paradigme, on ne touche jamais aux problèmes de fond : la consommation, le taux de rendement attendu du capital, la pauvreté, les inégalités. Si on regarde les facteurs de la déforestation au Brésil par exemple, il faut tout détricoter pour comprendre qu’elle est liée à la consommation de viande en Europe. On veut du porc par cher qu’on nourrit au soja brésilien, c’est la triste réalité. Je doute que les crédits carbone d’un projet autour de la forêt règlent quoi que ce soit.
Par ailleurs, nous sommes très peu dans ce milieu à ne pas prendre ou à ne pas vouloir prendre l’avion. Sur le plan professionnel, c’est parfois inévitable, mais quand je vois mes collègues partir en vacances à l’autre bout du monde, j’ai du mal. La finance permet cette dissonance cognitive. On peut penser améliorer le monde tout en continuant à vivre comme avant. Enfin, je suis désespérée par le mauvais emploi de l’argent public. Sous couvert de transition, de souveraineté, blablabla, tu as des CEO de start-ups qui ne « délivrent » pas mais qui se paient 300K par an après avoir été pleurer à la BPI [la banque publique d’investissement, NDLR]. Je pense à toutes les boîtes de production de farine animale à base d’insectes qui se sont cassées la gueule récemment…
Dans le sillage du trumpisme, la finance verte a du plomb dans l’aile. Tu vois les activités ralentir ?
Oui. L’ESG n’a jamais eu un succès fou aux Etats-Unis, mais dès le premier mandat Trump, on a vu un fort ralentissement. Cela touche désormais l’Europe où, après des avancées importantes en matière de reporting, par exemple avec la CSRD [Directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises, NDLR], il y a un retour en arrière violent et rapide. Beaucoup de gestionnaires repositionnent leur stratégie, il y a moins d’ambitions sur les fonds « article 9 ». On nous dit que « l’article 8 », c’est bien aussi [ce sont les classifications du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation avec des degrés de contraintes différents, NDLR] ou qu’il faut faire de la Défense parce qu’un monde plus sûr, c’est un monde plus stable et donc meilleur pour l’écologie.

Tu conseillerais d’investir dans quoi actuellement si, avec un brin de cynisme, il s’agissait de gagner de l’argent ?
La raréfaction. Par exemple, les ressources hydriques vont être en tension. Tout ce qui permet de mieux gérer le réseau, de colmater des brèches, etc., ne peut que marcher. Ou alors viser des substituts qui sont, en termes d’avancées technologique et de prix, pas trop loin du marché, et qui ne sont pas soumis au « risque législatif ». On n’arrivera jamais à faire payer plus pour le même produit ou service, sauf dans des marchés de niches. Donc, il faut investir dans ce qui permet de baisser les coûts pour le producteur. Il faut se demander ce qui est important pour le capitalisme. C’est la triste réalité et ça me désespère ◆
Les amateurs de sculpture auront reconnu le travail d’Antony Gormley (photographié par Friedrich Böhringer, Norman Caesar, Kevin Waterhouse et Gabriel Fernandes).
📆 A venir : généalogie du taux d’actualisation. Cette newsletter a été éditée par Marie Telling.








C’est passionnant comme toujours ! Très sympa à elle d’avoir répondu
Merci ! Très intéressant et concret.