De quoi ça parle ?

2024 a été la première année où la température moyenne mondiale a dépassé le chiffre symbolique de +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Il faudra encore des années pour déclarer officiellement qu’en tendance longue le premier des seuils fixés par l’accord de Paris a été franchi. Mais il n’y a guère de doutes : nous vivons la débâcle climatique. Cette newsletter traite de tout ce qui se passe une fois que la catastrophe écologique est là et qu’elle déborde nos espoirs de transition douce et maîtrisée.

J’y discute de climat, d’énergie et de finance.

Certains parlent d’overshoot, pour qualifier le dépassement flagrant des limites planétaires, et continuent de tenir un discours réformiste, espérant que cette sortie de route ne sera que temporaire grâce au développement d’une gigantesque industrie de retrait du CO₂ de l’atmosphère. Cette veine de pensée, prolongement du capitalisme vert, tend à normaliser ce qui était hier impensable : la géo-ingénierie solaire. C’est l’une des mes marottes et j’en parle ici régulièrement.

Qui parle ?

Je m’appelle Rémi Noyon. Je suis chef du service idées au Nouvel Obs.

J’ai publié, avec la chercheuse Marine de Guglielmo Weber, Le Grand retournement (Les Liens qui libèrent, 2024). Nous y parlons de la banalisation de la géo-ingénierie. Avec le journaliste Philippe Vion-Dury, j’ai fait paraître Face aux chocs écologiques (2020, Marabout) et Les idées nouvelles pour comprendre le XXIe siècle (2018, Allary). Il m’arrive aussi de participer au podcast 20 minutes avant la fin du monde.

Pour m’engueuler, c’est ici : remi.noyon@gmail.com

Pourquoi s’abonner ?

Cela vous permet de recevoir directement dans votre boîte mails les articles de cette page.

J’ai ouvert la possibilité de s’abonner avec une participation financière. Si vous avez envie de me soutenir, n’hésitez pas. Votre aide m’aide à couvrir les frais occasionnés par l’écriture de cette newsletter (achats de livres, etc.). Surtout, elle m’encourage à continuer.

Pourquoi ce nom ?

420ppm fait référence à la concentration en CO₂ dans l’atmosphère : ce chiffre a été atteint entre 2021 et 2022. On le sait grâce à l’observatoire de Mauna Loa que les attaques trumpiennes sur la science sont en train d’affaiblir.

Quelle est ma politique IA ?

Je n’utilise jamais l’IA générative pour écrire.

J’utilise un logiciel speech-to-text pour retranscrire les entretiens, mais je m’arrête à la génération d’un verbatim mot à mot que je retravaille ensuite sans assistance (des retranscriptions plus poussées lissent les aspérités de l’entretien, gomment des détails, enlèvent des incohérences intéressantes).

Quant à la phase de recherches et de documentation, je m’interdis de la simplifier avec l’IA parce que les raisonnements proposés par les modèles, les rapprochements qu’ils font, les explications qu’ils donnent, sont difficiles à oublier. Je pense qu’à court terme le résultat produit pour le lecteur serait le même, voire meilleur, mais qu’à long terme j’y perdrais en connaissance, en savoir incorporé.

En revanche, pour ce qui est de l’exploration de base de données mal ou non structurées, comme ici, je ne m’interdis pas l’IA.

Je n’utilise pas l’IA pour générer des images d’illustration, tout simplement parce que je trouve cela très moche.

Avatar de User

Subscribe to 420ppm

On parle ici de la débâcle climatique, des prochains fronts du capitalisme de la catastrophe, comme la géo-ingénierie, et des politiques de l'overshoot. Haut les cœurs !

People